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ACDC au Stade de France : la légende ne faiblit pas.

 

Cette semaine, le groupe mythique ACDC est au Stade de France pour deux concerts, l’un samedi et l’autre mardi. On avait la chance d’y être samedi, histoire d’aller voir ce que donne ce monument du hard rock en live. Vous savez, faire un live report d’un concert d’ACDC n’est pas chose facile : on ne se sent pas de critiquer de tels légendes, et en même temps, même si on le voulait, on ne pourrait pas. Pourquoi ? Parce que c’était génial.

 

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A peine arrivés aux abords du stade, on sent le caractère exceptionnel du concert auquel on va assister. Une personne sur deux porte un t-shirt estampillé ACDC, et une personne sur 10 porte les légendaires cornes rouges d’Angus Young, qui clignotent (en bon étudiant on a calculé, 1 paire de cornes = 10 euros, 1/10 de 100 000 personnes = 100 000 euros de cornes. Lancez-vous dans le commerce de cornes, c’est rentable). On vient voir ACDC en famille, avec des potes de toujours, l’ambiance est électrique mais familiale, on s’y sent bien, les gradins enchainent les holàs et on attend avec impatience le début du concert.


Après une première partie que seule la fosse a dû regarder, le concert démarre par le traditionnel film d’intro : pour la tournée Rock or Bust, on suit une météorite dans sa course vers la terre et lorsqu’elle touche enfin sa cible, le stade s’enflamme littéralement, le public comme la scène, à l’arrivée des cinq australiens. Sur scène on retrouve Brian Johnson, Angus Young, Cliff Richards, Steevie Young (qui remplace son oncle Malcolm, qui souffre, malheureusement, de démence) et Chris Slade (Phil Rudd, le batteur d’origine, à quelques problèmes avec la justice néo-zélandaise…) pour commencer, comme le veut la tradition, par le tube phare du dernier album : Rock or Bust. C’est déjà l’enfer au Stade de France.

 

ACDC en live, c’est passer deux heures de pur concert comme on en voit qu’une fois dans sa vie. Ils vont jouer 21 titres, parmi lesquels seulement trois titres du nouvel album : Rock or Bust, Play Ball et Baptism by Fire qui laissera un peu le public dubitatif. On entend des titres de chaque albums, bien sûr, et vous vous en doutez, on a eu droit aux incontournables Back In Black, TNT, Thunderstruck et croyez nous, entendre une foule de cornes rouges qui chante sur TNT, c’est une expérience unique. Tous les emblèmes d’ACDC sont au rendez-vous : L’immense poupée gonflable de Whole Lotta Rosie, les cornes sur la tête d’Angus pendant Highway to Hell et bien sûr et surtout, l’exceptionnelle Hells Bell, cloche d’une tonne gravée d’un énorme ACDC qui sonne le début de l’éternelle Hells Bells ! On retiendra bien sûr You Shook me all night long et Highway to hell, des chansons qui prennent toutes leur force en live et dont on se souviendra longtemps.

 

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Pour le son, vous l’avez compris, c’était assez puissant, mieux valait avoir embarqué une bonne paire de boule quies. Niveau visuel, c’est Brian Johnson et Angus Young qui assurent le spectacle. Casquette vissée sur la tête, Brian Johnson, 67 ans, met le feu au stade avec une voix inchangée. On hallucine complétement. Mais bien sûr, la légende, celle que tout le monde attend, celle dont le stade entier hurle le nom, c’est, vous l’avez deviné, Angus Young. Toujours vêtu de son costume d’écolier rouge, le guitariste est survolté, cours d’une extrémité à l’autre de la scène en « duckwalk », se roule sur la scène, et fait crier le stade à chaque fois qu’il fait vibrer les cordes de sa belle Gibson rouge (ou noire, selon le morceau). Pendant Let there be rock, Angus Young se retrouve seul sur scène, grimpe sur la vingtaine d’amplis Marshall pour amuser le public à coup de grimaces et de furieux solos de guitare. Cette véritable légende du hard rock force l’admiration tellement elle donne d’énergie pour ne pas décevoir son public qui le considère comme un véritable héros.


Pour les deux derniers morceaux, Highway to hell et For Those About To Rock (We Salute You), la scènographie s’emballe au coups de canons à chaque fois que Brian Johson crie « fire » et laisse disparaitre les 5 australiens derrière une horde de flammes géantes et de feux d’artifices.

 

40 ans après leur début, les ACDC ont encore de l’énergie à revendre et des bonnes grosses leçons de Rock’n’roll à nous enseigner. Le Stade de France était en feu, étincelant des milliers de cornes rouges, enchanté d’entendre ses idoles, la première fois pour les plus jeunes, peut-être la dernière fois pour tout le monde. En tout cas, nous, on s’est bien éclaté, et on regrette déjà de ne pas y être mardi soir, pour un concert qui sera surement, une nouvelle fois exceptionnel. Seul bémol, on n’a pas eu The Jack que le public attendait avec impatience et le concert n’a duré « que » 2h. Hé oui, ça passe vite un concert d’ACDC… mais qu’est-ce que ça fait du bien !

Publié par Mathilde Kawczynski le 26/05/2015 à 14h28

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