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Bienvenue dans la Jungle - Rock en seine Jour 1


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Rendez-vous estival habituel des Parisiens (et autres !), Rock en Seine a su se tailler une solide réputation dans l’univers des festivals français en une dizaine d’année. Cette année, le thème était dédié à la jungle, thème peu suivi par les spectateurs mais qui a donné des visuels très sympas. L’équipe de Start It a eu la chance d’y aller cette année. 

La pluie du jeudi nous avait fait craindre un week end compliqué, mais seule la boue et un peu de paille nous ont accueilli le vendredi. Retour sur trois jours riches en émotions et en découvertes.

 

John Butler Trio

Après un passage pour le set des Throes + The Shine que nous ne connaissions pas mais qui nous laissera une très bonne impression grâce à une musique très dansante aux accents africains, on commence notre série de concerts avec un John Butler très décontracté, comme à son habitude. Le sourire aux lèvres, John et ses deux musiciens délivrent un live magnifiquement accompagné par un soleil naissant qui nous picote gentiment la peau.

Parfois blues, parfois folk, parfois psychédélique, le guitariste australien étonne l’audience par la facilité déconcertante dont il fait preuve pour jouer de tels solos dont lui seul a le secret.

Les tubes tels que Better Than ou l’incontournable Zebra sont toujours aussi efficaces. Le public reprendra d’ailleurs en chœur cette dernière en suivant avec passion les consignes de John.

On retiendra notamment le solo à la guitare de John de quelques minutes qui montre l'étendu de son talent. L’ovation des festivaliers après l’interlude prouvera que John Butler Trio a merveilleusement lancé la grande scène de cette édition 2015.

 

FFS (Franz Ferdinand & Sparks)

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On bouge de la grande scène pour la scène de la Cascade afin de voir la nouvelle formation, ils réfutent l’appellation Supergroup, de FFS (pour Franz Ferdinand & Sparks). Ils sont attendus de pied ferme par les fans et les curieux, et la fosse est déjà pleine vingt minutes avant le début du concert. On avait nous aussi hâte de découvrir ce rassemblement plutôt improbable en apparence.

En apparence seulement car en live, les deux groupes se marient à perfection : c’est la joie de tous les côtés et on ne peut que saluer la formidable complicité qui unit les deux chanteurs. Sans le faire exprès, Alex donne un coup à Russel et c’est hilares qu’ils continuent de jouer.

Le chant et le clavier quelque peu psychédélique des deux frères américains (Sparks) alliés aux guitares rythmiques ravageuses des écossais nous surprennent agréablement. Le look si particulier, la présence scénique des Sparks et notamment du claviériste ont particulièrement animé la foule ; surtout lorsque ce dernier, qui n’avait laissé aucun sourire depuis le début du concert, arborant un flegme impressionnant, se décide à se lever, desserre sa cravate et improvise une danse qui provoque l’éclat et l’approbation du public.

En plus des morceaux tirés de leur album éponyme (on retiendra notamment la géniale Collaboration Don’t Work reprise par chaque membre du groupe ou la très dansante Police Encounters), les tubes des deux groupes passent aussi à la casserole. Du côté des Californiens c’est The Number One Song in Heaven que l’on remarquera, introduite par un Alex qui se met en position de prière. Du côté des Ecossais, le choix est plus difficile. Michael est réorchestrée pour donner du travail à Ron le claviériste des Sparks, Do You Want To a toujours été une favorite du public et rares sont ceux qui ne chantent pas les « Lucky lucky, you’re so lucky ! ». Et évidemment, l’intemporel Take Me Out déclenche forcément les cris, danses et bousculades du public parisien. La formation finit son concert par Piss Off ,« deux mots à dire à vos amis, amants ou ennemis » et l’on part un grand sourire aux lèvres.

Seuls où accompagnés, les Franz Ferdinand restent des valeurs sures en concert.

 

The Offspring

On parlait du monde présent pour FFS, mais ce n’est rien comparé à ce qui nous attend pour les vétérans du rock, The Offspring. Il nous faut jouer des coudes pour avancer dans la foule et trouver un angle de vue sur la scène. Avec plus de quinze ans de carrière, il faut dire que le groupe est attendu avec impatience par des fans de tout âge. Si on a vaguement l’impression de retourner au collège, du temps où on écoutait Green Day et Fall Out Boy, on ne peut qu’admettre que le groupe a toujours la forme. Les hits s’enchainent, comme une sorte rétrospective de leur carrière, pour le plus grand plaisir du public. Cependant, la performance manque un peu de fraicheur et on sent derrière la machine déjà bien huilée. Mais après tout, le groupe affiche une moyenne de cinquante ans et quand on entend The Kids Aren’t Alright, on se dit qu’on veut bien avoir la même forme à leur âge.

 

Kasabian

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La tête d’affiche du vendredi a bien rempli son rôle. Malgré un son plus que moyen sur la grande scène, les charismatiques Tom Meighan et Sergio Pizzorno ont su faire le show devant les 40 000 fans présents. Réputé comme l’un des meilleurs groupes live de ces dernières années, nous n’avons pas été déçu. On a pu se rendre compte à quel point le répertoire de Kasabian se compose essentiellement d’hymnes pour stades. Entre Shoot The Runner, Club Foot ou encore Fire, un live des anglais se présente toujours comme un concentré de tubes massivement repris par des milliers de personnes en extase, le tout devant la présence scénique du quatuor. Ca chante aux quatre coins de la fosse, ça crie (des cris majoritairement féminins) dès que Sergio ou Tom s’avance pour faire le show…

Oui car en plus d’être de formidables auteurs compositeurs et interprètes, ces deux là font craquer bon nombre de filles depuis des années. Une autre particularité de la formation est de toujours caller une ou deux reprises durant leur concert. Particularité que l’on a eu le plaisir de retrouver à Paris avec un People Are Strange (The Doors) en milieu de set. Après un « God Bless You, Jim Morisson » prononcé par Tom, le groupe poursuivi avec Treat et des effets de lumières (lasers et stroboscopes) assez bluffants et parfaitement raccords avec le côté électronique de la chanson.

Kasabian termine sa prestation par une reprise de Fat Boy Slim, Praise You suivi par l’incontournable LSF (Lost Souls Forever) et ses chœurs repris par la fosse. De quoi donner quelques frissons. Kasabian a en quelques sortes simplement fait du Kasabian : s’éclater et s’amuser sur scène tout en le partageant généreusement à leur public parisien.

Il est temps pour notre part de regagner nos pénates afin de reprendre des forces pour les jours suivants.

 

Pour revivre la journée du samedi à Rock en Seine, et pour le dimanche

Photos par Olivier Hoffschir

Reportage par Antoine Pihen et Alice Rozec

Publié par Alice ROZEC le 10/09/2015 à 15h00

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