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Bienvenue dans la Jungle - Rock en seine Jour 2

The Maccabees

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Alors que le soleil était encore timide le jour d’avant, la chaleur nous écrase en ce milieu d’après midi quand nous allons rejoindre la grande scène. Si certains préfèrent regarder le concert à l’abri du feuillage, nous nous mêlons à la foule pour les Britanniques de The Maccabees. Si leur quatrième album est à la tête des chartes de l’autre côté de la Manche, le groupe est un peu moins connu en France mais peut s’appuyer sur un noyau dur de fans. La voix si particulière d’Orlando Weeks a donc retenti sur le domaine de Saint Cloud pour notre plus grand plaisir. Alternant avec leurs anciens morceaux comme Pelican ou la majestueuse Feel To Follow, la setlist fait aussi la part belle à leur nouvel album. Si Marks To Prove It était bien évidemment très attendue, Spit it Out a revêtu une beauté toute particulière qui n’est pas sans rappeler du Arcade Fire dans leurs grands jours.

La délicatesse des morceaux alliée à une énergie très rock a fait de ce concert un des moments forts de la journée et Something Like Happiness semble en effet de circonstance.

 

Balthazar

Surnommés avec beaucoup d’humour Le Meilleur Groupe du Monde de Belgique par leur label PIAS, les Belges de Balthazar ont été les auteurs cette année d’un album très réussi, Thin Walls que nous avions beaucoup aimé.

Leur musique est électrique, non pas tellement pas l’emploi des guitares mais plus par l’ambiance qu’elle dégage. Alors que la chaleur nous fait transpirer à grosses gouttes, nos Belges préférés nous enivrent de leurs mélodies soignées. Then What est reprise avec ferveur tandis que Bunker nous amène à la rêverie. Alors que l’album pourrait paraître assez lent, la performance nous paraît plutôt survoltée et le public apprécie le moment qui lui est offert. D’ailleurs, les premiers rangs sont compacts et il est difficile de trop s’avancer, ce qui est toujours un bon signe.

Le set se clot avec la sublime Do Not Them Claim Anymore, probablement l’une de nos préférées et l’on quitte avec regret notre place.

 

Marina & The Diamonds

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Quand nous arrivons pour le set de la belle galloise, nous sommes un peu étonnés par l’âge de nos voisins. En effet, après The Offspring, la changement est grand. Sur scène, un décor pour le moins étrange, constitué de fruits et des planètes nous accueille. Marina arrive, quant à elle, affublée d’une combinaison moulante zébrée, de chaussures à talons roses et de lunettes improbables. Le ton est donné.

Un peu princesse pour chanter Primadonna, jouant peut être trop sur les apparences et les mimiques, la chanteuse met tout de même tout le monde d’accord grâce à sa voix impressionnante. Froot, issue de son dernier album ravie ses fans qui reprennent le refrain en chœur, mais pour notre part, nous sommes ravis d’entendre I’m Not a Robot et ses cabrioles vocales, mais surtout de finir par How To Be A Heartbreaker. Si on a été plus touché par les anciens que les nouveaux morceaux, ce fut quand même un concert sympathique pour danser sans trop se prendre la tête.

 

Stereophonics

C’est avec curiosité que l’on vient voir Stereophonics. Bien qu’on les ait un peu perdu de vue avec les années, le dernier single C’est La Vie, joué en boucle par les radios nous avaient bien plu. Si en effet ce morceau a réussi à réveiller le public, nous gardons un souvenir plutôt mitigé du concert. Certes, le chanteur Kelly Jones a gardé de sa fougue d’antan, mais une certaine énergie manque au concert, malgré des titres très ensoleillés comme Song For The Summer ou Summer Indian. La performance est plus professionnelle qu’incarnée et l’enthousiasme ne viendra que pour les classiques Maybe Tomorrow et Have A Nice Day, mais surtout pour Dakota qui clot le set sous un tonnerre d’acclamations.

 

Interpol

On reprend un peu de poil de la bête avec les New Yorkais d’Interpol. Au fil des années, le groupe n’a rien perdu de sa classe scénique et comme beaucoup de groupes avant eux, ils décident d’osciller entre des morceaux de leur dernier album, El Pintor (l’anagramme d’Interpol) avec la très poignante All The Rage Back Home et des hits comme C’Mere ou Narc. Mais ce sont surtout les jeux de lumière et la voix reconnaissable de Paul Banks qui font de l’effet. Le concert se termine avec Obstacle 1, sorte de point culminant du concert où le groupe sera enfin en phase avec le public.

 

Gramatik

Juste avant le set tant attendu des Libertines sur la grande scène, nous nous sommes rendu à la scène de la Cascade, deuxième plus grande scène du festival, pour y voir les gars de Grammatik. Mélangeant mix et live, le groupe a réussi à faire danser les quelques milliers de personnes présentes. Il faut dire que le trio a envoyé du lourd en remixant du Michael Jackson ou en balançant de la techno house bien dansante. Les quelques chansons chantées en live par l’un des membres ne sont forcément pas passées inaperçues. Il se présente également comme le multi instrumentaliste du groupe alternant saxophone et guitare.

Gramatik a apporté durant une bonne heure l’énergie nécessaire aux festivaliers de Rock En Seine pour danser et faire une pause électro’ juste avant les tant attendus Libertines !

 

The Libertines

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Pour ce groupe britannique, l’attente était très grande. Certains avaient peur de revoir une catastrophe comme en 2009 et la séparation d’Oasis ou comme en 2005 où le festival avait accueilli un Pete en état d’ébriété avancé et surtout avec une heure de retard. Mais il n’en sera rien.

Sur scène, le drapeau sobrement orné du nom du groupe sert de décor. Carl Barât arrive avec le sien qu’il entortille à son micro. La première chanson, Horror Show, donne tout de suite la couleur : à côté de nous, une multitude d’anglais débordant d’énergie se lance dans des pogos et autres circle pits. Il nous faut reculer de quelques rangs car nous ne sommes pas capables de tenir la cadence. Qu’importe ! Les fans autour de nous sont toujours autant possédés mais au moins on arrive à tenir sur nos pieds. Les morceaux s’enchainent et l’énergie du public ne diminue pas. On retiendra évidemment Can’t Stand Me Now, What Katie Did (reprise en chœur par la foule), ou Boys In The Band. Sur scène, les deux compères semblent effectivement réconciliés et partagent souvent un même micro, à deux doigts d’être bouche à bouche.

Du côté des nouvelles chansons, Gunga Din et Anthem For Doomed Youth font leur bout de chemin jusqu’à nos oreilles. Mais c’est surtout la tentative de Pete de nous chantonner Les Copains d’abord avant de commencer les rappels qui nous attendrit ainsi que la chanson France. Alors certes Pete a pris dix kilo pendant sa cure, certes le son n’était pas au top, mais on pourra dire à nos enfants que nous avons vu un très bon concert des Libertines.

 

 

Pour revivre la journée du vendredi à Rock en Seine, et pour le dimanche.

Photos par Victor Picon

Reportage par Antoine Pihen et Alice Rozec

Publié par Alice ROZEC le 12/09/2015 à 11h00

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