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Bienvenue dans la Jungle - Rock en seine Jour 3

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We Are Match

Premier groupe de la journée sur la scène de l’Industrie, les petits français de We Are Match ont pu se targuer d’avoir attiré du monde si on considère l’heure et la chaleur toujours plus écrasante.

Leur musique, assez dansante, s’accorde bien avec l’humeur du jour. Mais manque de chance, un problème de son les pousse à poser les guitares en plein milieu d’une chanson. Leur batteur prend alors le relai et les autres musiciens se rassemblent pour l’accompagner comme ils le peuvent en cognant sur tout ce qu’ils ont. Le public apprécie l’effort et quand enfin le son revient et que le groupe décide de jouer la bien connue Violet, l’ambiance est au rendez-vous. Le morceau s’étire, presque indéfiniment, et il est temps pour nous de rejoindre la scène Pression Live pour les Australiens de Pond.

 

Pond

Leur son pop est psychédélique et pétillant, leur chanteur complètement perché et le soleil bien chaud; il n’en faut certainement pas moins aux Australiens pour s’accaparer le cœur des festivaliers présents. Pond nous livre alors une prestation de haute voltige et s’affirme comme l’une des bonnes découvertes live de cette édition.

Il ne faut pas être un génie pour se rendre compte que le chanteur (et clairement leader charismatique de la formation) est sous l’emprise de substances : ses danses de pantin désarticulé, son chant si particulier et ses petits cris, subliment une musique parfois planante, parfois rock mais toujours imprévisible.

Mais une certaine complicité entre la foule et le groupe s’empare quand même de l’endroit. A chaque action dégantée du chateur, nous assistons à une réaction du public : de partout les corps s’agitent en une danse irréfléchie. L’influence de Tame Impala est bien entendu souvent audible. Il faut dire que le leader de Pond n’est autre que l’ancien bassiste de Tame Impala, tout comme le batteur qui, lui, est le claviériste actuel de Tame Impala. Côté inspirations du groupe, on peut aussi sentir du Cure, on oserait presque faire un rapprochement physique entre le chanteur Nick Allbrook et Robert Smith.

Les quelques titres plus efficaces et abordables ont séduit l’audience. On citera par exemple Waiting Around For Grace et Elvis’ Flaming Star qui nous feront particulièrement effet.

Malgré un set plutôt court de 40 minutes, ces petits australiens décalés nous ont vraiment fait passer un bon moment. Assurément l’une des meilleures surprises du week-end !

 

Hot Chip

La rumeur veut que si Hot Chip est dans le coin, il ne vaut mieux pas les rater, de peur de rater quelque chose. Dimanche 30 aout à Rock en Seine n’a pas fait exception. Il n’est pourtant que 17h45 quand Joe Goddard et ses acolytes montent sur la grande scène (comme vous avez pu le remarquer, nous avons surtout fait des allers retours entre deux scènes), mais la foule est au rendez-vous comme pour une tête d’affiche. Il faut dire que les tubes s’enchainent de Huarache Lights qui entame le set à Need You Now en passant Night & Days, tous les ingrédients sont là pour nous donner envie de danser et passer un bon moment. Ce à quoi le public répond effectivement et c’est une ambiance conviviale qui en ressort. On termine avec une reprise de Bruce Springsteen, Dancing In The Dark, avant de se ruer pour le concert suivant.

 

Jungle

Jungle et Start It, c’est une grande histoire d’amour. Après les avoir vu en concert à Bordeaux et les avoir invité à une soirée Kedge, on était impatient de remettre le couvert et de les retrouver sur la scène de la Cascade.

Eux qui avaient tout de même l’honneur de porter le nom de la thématique de cette édition 2015 nous ont encore une fois régalé. Avec leurs beats, leur basse groovy et surtout leur chant si travaillé et particulier, le groupe a enchainé les chansons de son premier (et très réussi) album.

Visiblement très heureux de jouer à Paris, les 2 principaux chanteurs (oui car ils sont quatre à chanter en même temps) ont très bien géré leurs échanges avec le public. Avec l’efficacité de leurs titres comme Julia joué en début de set ou encore Platoon, Jungle a su nous tenir en haleine tout au long de leur concert mais on sentait un public impatient d’entendre LE gros tube, Busy Earnin. Dès les premières sonorités de la chanson, l’engouement de la foule est immense et les déhanchés ne tardent pas à suivre. Time signe la fin de la prestation devant une fosse plus réduite en partance pour rejoindre la grande scène et le groupe de Kevin Parker, les australiens de Tame Impala.

 

Tame Impala

Ils étaient déjà venus à Rock en Seine deux auparavant, mais à un horaire plus avancé, sous une chaleur à la limite du supportable. Aujourd’hui encore, du monde attend le groupe australien à la grande scène.

On commence directement le set avec Let It Happen qui tient ses promesses sans le moindre problème. Le public est constitué de connaisseurs pour la plupart et chaque chanson provoque une acclamation de joie. Sur scène, Kevin Parker fait le travail, mais ce sont les écrans diffusants des images psychédéliques que l’on remarque vraiment. Bercés par cette atmosphère si particulière, divisés entre l’envie de danser ou de se laisser planer, ‘Cause I’m a Man était attendue avec impatience, et c’était quelque chose de voir tous ces bras se lever en chantant le refrain.

On n’est pas en reste non plus avec les anciens morceaux, même si le second album est largement privilégié. Il en faut certes pour tous les gouts, mais avec trois albums à son actif, Tame Impala, mené par son leader charismatique a fait déjà un bon bout de chemin. On ne serait pas étonné qu’ils nous fassent les têtes d’affiche dans les prochaines années.

 

Alt-J

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Quand on arrive à la scène de la Cascade (une dernière fois), on n’est pas étonné de voir qu’on n’est pas les seuls à avoir voulu venir en avance. Tout comme le groupe précédent, c’est leur deuxième passage à Rock en Seine. A l’époque ils nous avaient déjà bien marqués. Comment faire autrement avec un album aussi merveilleux ? Le deuxième album est peut être un cran en dessous, mais il nous tarde de voir le groupe le défendre.

Sur scène, le groupe joue sans trop en faire. Mais le spectacle n’est pas là. Les effets de lumières et les images sur les écrans sont propices à nous mettre en transe, à nous emmener autre part. D’ailleurs, le véritable spectacle se situe dans le public : des centaines de personnes se sont rassemblées et scandent tous ensembles les plus grands tubes du groupe : Matilda (introduit par un « Avez-vous envie de chanter ? »), Breezeblock, mais aussi Hunger of The Pine qui ouvre le set. Les morceaux s’enchainent et la ferveur du public s’intensifie : comme un seul homme, des triangles se forment sur les doigts pour le plus grand plaisir du chanteur qui nous gratifie de son français quasi parfait. L’union est quasi parfaite et les frissons se forment sur nos bras, bien peu représentatifs de la chaleur ambiante.

Y’a pas à dire, le triangle est vraiment notre forme favorite.

 

The Chemical Brothers

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Les pionniers de l’électro anglaise, ou plutôt de ce qu’ils appellent le « Big Beat », nous font l’honneur de clôturer Rock en Seine 2015.

Il est 22h pétantes et les premières notes de Hey Boy Hey Girl résonnent dans tout le domaine national de Saint Cloud. Le décor des anglais est planté, ce sera une heure et demie très intense à base de lasers en veux-tu, en voilà, d’écrans démesurés et de mini films parfaitement accordés au son des Chemical. Le set des deux dj est un show impressionnant. Parmi les titres du dernier album « Born In The Echoes » sorti en juillet dernier, on retiendra plus particulièrement le tubesque Go.

Le groupe harmonise parfaitement son set entre neuf et ancien. Star Guitar et Elektrobank restent des valeurs sûres et cela se ressent auprès des festivaliers. Néanmoins, certains passages nous paraissent un peu trop longs et on sent parfois un public dubitatif et perdu dans le délire psychédélique techno assez improbable proposé par le duo. Il faut dire que certaines images diffusées par l’immense écran sont assez « trash ». On aime ou on n’aime pas mais il faut bien avouer que ça a de l’allure.

Seulement voilà, après une courte pause, les Chemical Brothers reviennent aux platines et réconcilient tout le monde avec un final exceptionnel. La scène se refait une beauté et un nouveau décor débarque pour accueillir les deux plus gros hits du duo : Galvanize enchainé par Block Rockin’ Beats. La foule est en délire et cette nouvelle édition de Rock En Seine se boucle sur un final électro épique.

 

Pour revivre le vendredi à Rock en Seine, et pour le samedi.

Photos par Olivier Hoffschir et Nicolas Joubard

Reportage par Antoine Pihen et Alice Rozec

Publié par Alice ROZEC le 13/09/2015 à 9h00

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