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Ocean Climax - Interview - A Call At Nausicaa :

Pour la deuxième journée de l’OCEAN CLIMAX, nous avons rencontré le quintet bordelais A call at Nausicaa. Après le concert, un mélange envoutant de folk romantique et de textes engagés, nous avons discuté avec Hugo (batterie), Edouard (trompette) , Marjorie (Chant, Alto), Elisa (violoncelle et chœur) et Jean (guitare et chant).

 

  

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Start It : Salut! Première question, très simple, pour commencer : D’où vient le nom du groupe ?

Jean : Il y a deux sources : La Nausicaä de L'Odyssée d’Homère, figure antique qui aide Ulysse après le naufrage de son bateau et la Nausicaä de Miyazaki, princesse d’un manga. Figure plus moderne, elle est sensible à son environnement proche de la nature et des animaux.
Elles sont différentes toutes les deux ; dans Miyazaki elle est importante pour son peuple. Dans l’Odyssée, elle l’est pour un seul homme.
A call signifie un arrêt. L’idée est de faire un voyage jusqu’à l’arrêt à Nausicaa, lieu où se marie la dualité des deux personnages.

Musicalement, il se passe un peu la même chose car on a des sources très modernes : Radiohead, Sufjan Stevens, Andrew Bird, d’autres choses un peu plus électroniques et qui nous ont ramenés, petite à petit, vers des choses plus classiques.

 

Start It : Depuis combien de temps jouez vous ensemble ?

Hugo: Avec cette formation, ça fait à peu près 2 ans qu’on joue avec violoncelle, alto, trompette et batterie. Mais le projet remonte à un peu plus tôt avec Marjorie et Jean.
Ensuite, ça a été une suite de rencontres qui ont beaucoup été guidées par des choix artistiques et qui nous ont amenés à cette formation, depuis 2013.

 

Start It : Vous avez des textes engagés dans certaines de vos chansons... Vous jouez à l’OCEAN CLIMAX aujourd'hui, qui a pour vocation la protection des océans... Est ce que vous avez un message à faire passer ?

Jean : Depuis le début, on est conscients du déluge. On dit souvent dans les chansons que le monde empire et que les seules personnes qui peuvent agir ce sont « nous », autant d’un point de vue personnel que plus global. Le thème du réchauffement climatique est présent mais aussi la violence humaine qui est décrite naivement.
Une de nos chansons parlent des gosses qui méritent un meilleur monde, c’est important et c’est un problème dont on n’a pas assez conscience.

 

Start It: C’est un message d’alerte que vous transmettez, une vision un peu pessimiste de la société actuelle... Est ce qu’on voit la lumière au fond du tunnel ?

Jean : Très souvent oui ! On travaille beaucoup sur des accords majeurs et où il y a une tristesse latente, on pense à l’humain, à l’humanité et on a envie que ça s’améliore.

Marjorie : Dans une des chansons, on dit  "I trust in us, so hard"... je crois en nous, donc en l’humanité. Même si l’homme a créé le mal, dans lequel on vit, on peut quand même arranger les choses. On l’a créé, on peut le guérir.

 

Start It : Quelle est l’ambition de A Call At Nausicaa ?

Hugo : On reste des musiciens, pas des politiciens donc je pense qu’on aura toujours envie de faire de la musique et vue la gravité du message ça n'arrivera pas avant une quinzaine d’année et encore, je suis optimiste !
Donc je pense que c’est des messages de fond dont on pourra toujours parler
Et qui sait ? On ne sait pas où on sera dans 10 ans ! On voudra peut-être parler d’autres choses. On est quand même avant tout des musiciens, on aura toujours envie de jouer notamment pour le live et la scène.

 

Start It : Quels sont vos projets à court terme ?

Notre nouvel EP sort en janvier 2016, on travaille encore dessus visuellement... 

 

Propos recueillis par Thomas Singh

Publié par Mathilde Kawczynski le 04/10/2015 à 14h36

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