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Raphael Imbert: du Jazz pour ne plus avoir le Blues

Être transporté au Deep South américain sans quitter la salle de l’Entrepôt du Haillan ? Raphael Imbert nous l’a fait vivre. Un voyage à travers le temps, rythmé par les courtes histoires de ce saxophoniste endiablé tout au long du concert. Après une rapide introduction, où la passion de Raphael pour le Jazz nous fait nous envoler au dessus de l’Atlantique, le groupe enchaine les extraits de leur nouvel album Music Is My Home. L’alternance de solos et de chansons comme 'Make That Guitar Talk', véritable douceur dans un quotidien agité, ou encore 'Black Atlantic' un brin sensuel et nostalgique, nous rapprochent de plus en plus de l’Amérique des années 30. Au rythme du saxophone, de la contrebasse, du piano à queue, de la batterie et de la guitare acoustique, 'Letter to the Muse' conclut en beauté cette première partie envoutante qui nous donne envie d’en savoir plus.

 

 

Ça y est, nous y sommes. L’Amérique de la fin du XIXème siècle, La Louisiane, La Caroline du Nord. C’est en veste noire brillante, vêtu d’un jean et coiffé d’un chapeau à plumes que l’homme décrit comme le Bluesman le plus heureux du monde fait son apparition sur scène. Big Ron Hunter, sa peau noire, sa barbe grisée, et sa voix roque. Tout un personnage qui nous séduit immédiatement. Accompagné des musiciens de la Compagnie Nine Spirit, il interprète 'Going for myself', véritable hymne au bonheur qui semble faire son effet dans la salle. Ces mélodies nous rappellent aussi bien le blues des années 30 que le zydeco, le country, le free funk ou le soul, tout comme les gospels 'Walk with me Lord' et 'I want you get ready for the blues' qui finissent de nous charmer.

 

 

L’avant dernière chanson, 'Sweet River Blues', nous offre de nouveaux sons, qui nous rappellent l’harmonica et les castanets crées à eux seuls par une utilisation originale du bec du saxophone. Raphael nous montre à diverses reprises qu’il n’est pas seulement un saxophoniste talentueux, n’hésitant pas à enchainer des solos des plus surprenants, mais aussi un artiste bien décidé à partager son histoire. Après le Texas, c’est maintenant à la Nouvelle Orléans de s’inviter dans nos pensées. 'Music Is My Home', composition personnelle sans batterie ni contrebasse, finit de ravir nos oreilles par ses mélodies plus acoustiques. Après deux rappels qui nous dévoilent chaque fois un peu plus son nouvel album, c’est un pari gagné pour Raphael qui nous a fait nous sentir chez nous tout en nous ayant fait découvrir diverses facettes de l’Amérique.

Sans aucun doute, on s’accorde à dire avec Raphael et Big : « Music is your home ».

Ecrit par Julie Bompas.

Publié par Coline Poidevin le 17/11/2016 à 16h00

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