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Un an après... Lazarus à Londres

Un an .. Hé oui ! Un an après que David Bowie nous ai quitté: Space Oddity, Starman ou Life on Mars, son style incroyablement provocateur voire unique.
Au-delà de sa mort, Bowie nous aura ainsi laissé un cadeau post-mortem : Lazarus, la comédie musicale écrite par lui-même. Racontant l’histoire de Newton, joué par Michael C. Hall (le héros-tueur dans Dexter, vous vous souvenez ?). Nous le retrouvons donc dans le rôle de Newton, tombé dans la dépression, le gin et les twinkies à la suite d’un chagrin d’amour et de sa rupture avec Mary-Lou.
On découvre petit à petit l’entourage de Newton : Elly (Amy Lennox), Valentine (Michael Esper) et Marley (Sophia Anne Caruso), les quatre personnages principaux de l’histoire de la comédie musicale.
L’histoire est inspirée du film The Man who fell to Earth de Walter Tevis, avec David Bowie dans le rôle principal.

C’est donc le Mercredi 11 Janvier, à Londres que moi-même et ma famille Bowiephile décidons d’aller voir cette pièce au King Cross Theater. 

Avant même que le spectacle ne commence et pendant que le public s’installe lentement, Michael C. Hall se balade déjà sur la scène, l’air ivre, faisant des allers retours entre le lit et le frigo, regardant ce qui se passe par la fenêtre sans prêter attention au public. Sur scène, un écran géant semble faire office de télévision mais servira aussi ensuite à donner de l’image et de la vie aux chansons interprétées sur scène. On voit que derrière la vitre, se cache les musiciens de cette comédie musicale, un ensemble avec guitariste, bassiste pianiste qui vont nous interpréter chacune des musiques de David Bowie a la note prêt.


Lazarus est une histoire qui donne énormément de force aux chansons de David Bowie, en passant par 'Where are we now?', 'Changes', 'Valentine’s Day' ou encore 'Heroes'. La pièce évoque à la fois le sujet du rêve et celui de la schizophrénie, maladie qui a touché le frère de David Bowie, un évènement évidemment marquant et traumatisant dans sa vie. Le personnage principal souffre de son chagrin d’amour, son imagination créant ainsi une nouvelle personne qui lui sert de refuge, l’aidant à moins souffrir, ce personnage représentant celui qui préfère quitter le monde et partir dans les étoiles, vivre une 'Life on Mars'. On suit en même temps l’histoire du personnage nommée Valentine, qui est la représentation de la folie meurtrière, le coté sombre de Newton, celui qui pousse Newton à commettre lui aussi, l’irréparable. D’ailleurs, la magnifique mise en scène de ce passage sur la musique de Valentine’s Day est assez spectaculaire : Une épaisse fumée noire enveloppe le personnage, des ballons noirs tombent sur la scène pour montrer en quelque sorte la naissance de ce coté maléfique prenant le dessus.

 

 

Au final , Lazarus est une comédie musicale qui permet de mieux comprendre non-seulement l’univers de David Bowie mais surtout certaines de ses chansons: lorsque sur la scène finale, nous voyons Newton et Marley chantant ensemble, unis, serrés l’un contre l’autre, Heroes, l'image renforce chacune des paroles de Bowie. D’autant plus que Michael C. Hall et Sophia Anne Caruso chantent avec timbre particulièrement incroyable, leurs voix ressemblant, à s’y méprendre, à celle de David Bowie... même remarque pour Michael Esper qui interprète très justement les reprises. Lazarus est une comédie musicale non seulement bluffante mais aussi unique car nous avons eu le bonheur de pouvoir écouter trois chansons inédites de David Bowie : 'When i met you' , 'No Plan' , 'Killing a Little Time'. Les sens en eveil, c’est un spectacle envoûtant pour la vue et pour l’oreille alors quand on est fan de Bowie en plus, que demander de plus ?

Le spectacle se clôt non seulement par la salutation des artistes, mais également par un dernier au revoir émouvant de Bowie. 

 

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Ecrit par Hector Jean

Publié par Coline Poidevin le 14/01/2017 à 14h22

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